Les centres

L'ennéagramme est un arrangement de neuf types de personnalités trois par trois, dans trois centres (aussi appelés triades). Il y a trois types dans le centre de l'instinct, trois dans celui du ressenti (ou du sentiment), et trois dans celui du cérébral (ou du mental), comme il apparaît ci-dessous.


 

 

                                                             Les triades de l'ennéagramme

 

Le positionnement de chaque type dans son centre n'est pas dû au hasard. Chaque type est le résultat d'une relation particulière avec un ensemble de sujets qui caractérisent cette triade. Pour rester simple, ces sujets ont trait à une réponse émotionnelle, puissante et largement inconsciente, au manque de contact avec le moi profond. Dans le centre de l'instinct, l'émotion est la colère ou la rage. Dans le centre du ressenti, c'est la honte, dans le centre du cérébral c'est l'anxiété ou l'angoisse. Evidemment, chacun des neuf types contient chacune de ces émotions, mais dans chaque triade les personnalités des types sont particulièrement affectées par le thème émotionnel de ce centre.



 

                    L'émotion dominante de chaque centre


 

 Chaque type a une façon particulière de s'adapter à l'émotion dominante de sa triade. On peut voir rapidement ce que cela signifie en examinant chaque type, centre par centre.

Dans le centre de l'instinct, les Huit agissent à partir de leur colère et de leurs énergies instinctuelles. Autrement dit, quand les Huit sentent la colère monter en eux, ils y répondent immédiatement par un moyen physique, en élevant la voix ou en se déplaçant de façon plus volontaire. Les autres peuvent voir clairement que les Huit sont en colère du fait que ceux-ci s'autorisent à exprimer physiquement leur colère.

Les Neuf refusent de voir leur colère et leur énergie instinctuelle, comme s'ils disaient : « Quelle colère ? Je ne suis pas quelqu'un qui se met en colère. » Les Neuf sont les plus déconnectés de leur colère et de leur énergie instinctuelle, qu'ils considèrent souvent comme les menaçant. Bien sûr, les Neuf se mettent en colère comme les autres, mais ils cherchent à échapper à leurs sentiments les plus sombres en se focalisant sur une vision idéalisée de leurs relations et de leur monde.

Les Un essaient de contrôler ou de réprimer leur peur et leur énergie instinctuelle. Ils sentent qu'ils doivent en toutes circonstances garder le contrôle sur eux-mêmes, en particulier de leurs sentiments de colère et de leurs pulsions instinctives. Ils aimeraient rediriger ces énergies selon les exigences de leur critique interne (surmoi) qui est très développé, et qui est la source des contraintes qu'ils imposent à eux-mêmes et aux autres.

 

Dans le centre du ressenti, les Deux tentent de dominer leur honte en se faisant aimer des autres, et en faisant en sorte que les autres pensent qu'ils sont de bonnes personnes. Ils veulent aussi se convaincre eux-mêmes qu'ils sont bons et aimants en se focalisant sur leurs sentiments positifs à l'égard des autres, et en réprimant leurs sentiments négatifs (tels que la colère et le la rancœur de ne pas être appréciés suffisamment). Tant que les Deux arrivent à obtenir des réponses émotionnelles positives des autres, ils se sentent nécessaires et sont capables de contrôler leurs sentiments de honte.

Les Trois essaient de nier leur honte, et sont potentiellement les plus déconnectés de leurs sentiments d'imperfection. Ils apprennent à s'adapter à la honte en essayant de devenir ce qu'ils estiment être une personne de valeur, qui réussit. Donc, les Trois apprennent à être performants, à être acceptables, exceptionnels même, et ils sont souvent animés par une infatigable poursuite du succès qui est pour eux le moyen de mettre de côté leurs sentiments de honte et leur peur de l'échec.

 Les Quatre tentent de contrôler leur honte en se focalisant sur le côté unique et spécial de leurs talents, de leurs sentiments et de leurs caractéristiques personnelles. Les Quatre mettent en avant leur individualité et leur créativité afin de s'accommoder de leur sentiment de honte, bien qu’ils soient les plus enclins à se sentir inadéquats. Les Quatre gèrent leur honte en cultivant une vie imaginaire riche, romantique, dans laquelle ils n'ont pas besoin de se confronter à tout ce qui, dans leur vraie vie, leur apparaît comme une corvée ou sans intérêt.

 

Dans le centre cérébral, les Cinq sont anxieux du fait du monde externe et de leur (in)capacité à l'affronter, et ils s'accommodent de leurs peurs en se retirant du monde. Les Cinq deviennent des solitaires, secrets et isolés, qui utilisent leur esprit pour pénétrer la nature du monde. Ils espèrent qu'un jour, quand ils comprendront la réalité selon leurs propres termes, ils seront capables de rejoindre le monde et d'y prendre part, mais ils ne sentent jamais qu'ils en savent assez pour participer en totale confiance ; au contraire, ils s'investissent dans des mondes intérieurs de plus en plus complexes.

Les Six sont le type le plus anxieux, et les plus déconnectés de leur sentiment intime de savoir et d'avoir confiance. A la différence des Cinq, les Six ont du mal à faire confiance à leur propre intellect, et donc ils sont constamment à la recherche de quelque chose en dehors d'eux qui les rassure. Ils pourront se tourner vers les philosophies, les croyances, les relations, le métier, les économies, l'autorité, ou toute combinaison de ce qui précède, mais quelque soit le nombre de structures de sécurité qu'ils créent, les Six restent anxieux et en proie au doute. Ils peuvent même se mettre à douter des mêmes personnes ou croyances vers lesquelles ils s'étaient tournés pour se rassurer. Les Six peuvent aussi répondre à leur anxiété en la confrontant de manière impulsive, en défiant leur peur dans un effort pour s'en libérer.

L'anxiété des Sept a pour objet leur monde interne. Il y a des sensations de douleur, de perte, de privation, et une anxiété générale dont les Sept voudraient rester aussi loin que possible. Pour s'accommoder de ces sensations, les Sept gardent l'esprit occupé par des possibilités et des options excitantes : tant qu'ils ont en vue quelque chose de stimulant, les Sept sentent qu'ils peuvent se distraire de leurs peurs. Cependant, dans la plupart des cas, ils ne se bornent pas à penser à ces options : autant que possible ils tentent d'en réaliser le plus possible. Et donc, on trouvera les Sept sur la brèche, à la poursuite d'une expérience ou d'une autre, occupés à rester engagés et distraits par leurs multiples idées et activités.
 

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